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Le Bal des Sauvages (Paul Vialar)

Bonjour, bonjour. Article littérature aujourd'hui, ça me manquait!

***

Nous voici donc avec, entre nos mains, Le Bal des Sauvages écrit par Paul Vialar, publié aux éditions ''le livre de demain''. 

source: rakuten

source: rakuten

Les personnages-clés:

Jacques, Bella, et l'équipe de ''bras-cassés'' (comme ils se nomment): Larnaud, Goglès, Bonneville, Herluison, Berthier.

Le résumé:

Tout commence avec l'arrivée des prisonniers de guerre (39-45) libérés en gare. L'histoire se centre d'abord sur Jacques, qui souhaite retrouver son seul ami, Larnaud, après avoir vu leurs chemins séparés par de quelconques circonstances. son instinct l'emmène chez Bella, la compagne de celui-ci. De là commence bel et bien le roman, où l'on est plongé dans le journal de bord de Larnaud, en quelque sorte.

 

Ma note: 10/10

Pourquoi cette note:

Aucun point négatif, j'ai été surprise par tant de facilité à lire.

Larnaud (ou l'auteur, on ne sait jamais ;) ), est un personnage qu'on a plaisir à faire vivre, il ne mâche pas ses mots, il pense à voix haute. Avec son parler atypique, et sa manière de raconter ce qu'il voit et ce qu'il vit, on est bien vite rendu au bout des pages. Il n'y a pas de session ''apitoiement'' et de prise en pitié des soldats, il semblent savoir ce qu'il les attendent mais n'en font pas tout une histoire... 

 Ils sont attachants, honnêtement, ils ne pensent d'abord qu'à faire que des pauses pour trouver à manger... et ils vivent de drôles de situations qui renforcent leurs liens, mine de rien, je trouve, c'est agreable et parfois ''amusant'' à lire. Oui, c'est un livre sur la guerre, mais il n'empêche que ce n'est pas comme Barbusse, (Le Feu), on a des descriptions, parfois, de scènes de guerre, mais en version rapide, comme si un passant disait ''ah tiens il va pleuvoir aujourd'hui''. C'est bluffant.

 Enfin, quelques extraits qui m'ont plu vont être mis ci-dessous:

<< Le lendemain...

Non, plus tard! Je sais qu'il est temps que je revienne en arrière. J'ai déjà dit, d'un seul trait, ce qu'avait été cette course éperdue au bout de laquelle on m'arrachait la liberté. Cela, c'est une chose. Il faut que je dise tout le reste. Il faut que je dise, maintenant, d'où je viens et comment j'en étais arrivé là.>>

 

<< Non. Rien. La nuit. Rien que la nuit! Elle est sur moi. Elle est partout, autour de mes mains d'aveugle, de mes yeux d'aveugle, de mon corps, de mon esprit aveugles!

Quarante ans pour en arriver là!

C'est à cette minute que je prends conscience de la vérité. Pour la première fois je sais que je n'ai, jusqu'à présent, fait que marcher dans la nuit, avec le geste puéril d'écarter de mes doigts des ténèbres toujours refermées. A tâtons, pour marcher, marcher, mais vers quel but? En sachant, pourtant- oh! je sais... je sais, à présent, à en crier, que je "savais"!- que tout cette marche en avant était inutile, vaine, qu'elle n'était pas dirigée vers l'aube, vers la lumière.

Et d'un coup  je les revois, ces quarante années. Peur de la vie et peur de la mort, sans un repos, sans un répit, brûlé toujours par la même fièvre inutile, avec parfois le havre d'un autre corps pour y appuyer mon corps. mais toujours avec cette pauvre frénésie, cette soif à assouvir, ce besoin d'écarter la nuit.>>

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cyril 19/05/2020 15:03

bon résumé

lucie392cup 17/05/2020 14:54

Faut que je lise :))